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Qu’est-ce que la vie ? Et les progrès de la médecine ?...
(Avril 2007)
Les progrès de la médecine offrent du bon ...comme du mauvais !
Un anti-douleur dans la salive Une équipe de l'Institut Pasteur a découvert dans la salive humaine un puissant analgésique, qu'elle a baptisé "opiorphine".
Sur des rats, une dose de 1 mg par kilogramme de masse corporelle produit le même effet que 3 mg de morphine.
Elle agit sur les cellules nerveuses de la moelle épinière, en y prolongeant l'effet d'autres antidouleur appelés enképhalines.
On peut aussi imaginer des médicaments stimulant sa production par l'organisme.
A propos de salive, rappelons que, durant la Grande Guerre de 1914-1918, des chiens étaient présents dans les tranchées. Leur rôle : lécher les plaies des blessés. En effet, leur salive permettait une désinfection des plaies (sommaire, certes, mais c’était mieux que rien).
La réduction de la douleur, voire sa suppression, n'empêchera certainement pas les malades en fin de vie de souhaiter la mort, mais comment peuvent-ils l'obtenir quand la législation ne reconnaît pas le bien-fondé de l’euthanasie dans la plupart des cas ?
Voici un article de l’AFP du 16 mars 2007, à ce sujet :
Titre de l’article : Euthanasie : un procès a relancé le débat sans le trancher En pleine campagne électorale, le procès devant les assises de la Dordogne d'un médecin et d'une infirmière ayant donné la mort à une patiente atteinte d'un cancer en phase terminale, a relancé le débat sur l'euthanasie sans apporter de réponses tranchées.
La justice a condamné à un an de prison avec sursis le Dr Laurence Tramois qui avait prescrit une injection létale de chlorure de potassium. Elle a acquitté l'infirmière Chantal Chanel qui l'avait administrée en 2003.
Initiateur d'un manifeste publié le 8 mars dans lequel 2.134 soignants déclaraient avoir aidé des patients à mourir et demandaient une dépénalisation de l'euthanasie, le Dr Denis Labayle a estimé vendredi que ce verdict se traduit par "une hypocrisie supplémentaire".
"C'est un jugement qui n'en est pas un, car je ne vois pas où est la sanction, ni le non-lieu", a-t-il déclaré. Le problème "reste en suspens". Pour le Dr Gérard Payen, pneumologue, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), le verdict "confirme qu'une évolution législative est indispensable".
En condamnant le Dr Tramois à "la peine minimum prévue par le code pénal, assortie d'une exceptionnelle non inscription au casier judiciaire" pour lui permettre d'exercer son métier de généraliste, le jury a montré que "la loi actuelle est totalement inadaptée aux cas courants et douloureux qui peuvent survenir en phase avancée ou terminale de maladie", a-t-il résumé.
"Une loi non appliquée et non applicable doit être absolument changée", a également insisté le vice-président de l'ADMD, Jean-Luc Romero (UMP) invitant les candidats aux élections à clarifier leur position.
Dès le verdict, Marie Humbert avait invité les politiques à "modifier la loi", en relevant que le Dr Tramois "n'aurait jamais dû avoir cette condamnation". "C'est la médecine qui est condamnée", selon le Dr Frédéric Chaussoy, qui avait bénéficié d'un non-lieu en février 2006, tout comme Marie Humbert, après avoir été poursuivis pour avoir donné la mort à Vincent Humbert.
Le Dr Labayle, chef de service gastro-entérologie de l'hôpital d'Evry-Courcouronnes, a estimé que pour le Dr Tramois la justice ne pouvait être qualifiée de clémente. Pour un médecin qui a "été le plus humain possible", en accompagnant un patient "jusqu'au bout", "il ne devrait pas y avoir de punition" mais au contraire "une reconnaissance", dit-il.
Dans le manifeste qu'il avait lancé, les 2.134 médecins et infirmières signataires demandaient "l'arrêt immédiat des poursuites judiciaires", une révision de la loi "dépénalisant sous conditions les pratiques d'euthanasie" et davantage de moyens pour accompagner les patients en fin de vie.
Si la Cour d'assises n'a pas apporté la réponse tranchée que souhaitaient les partisans d'un non lieu ou d'un double acquittement, elle a toutefois permis de souligner la "frontière ténue" entre soulager un malade ou l'aider à mourir.
La loi Leonetti de 2005 permet le "laisser mourir" en interrompant des soins et d'administrer des antidouleurs (morphine) à des doses ayant également pour effet d'abréger la vie, mais elle n'autorise pas l'injection de chlorure de potassium mortelle (utilisée lors d'exécutions capitales aux Etats-Unis).
"Fermer la porte, tout débrancher, mettre des boules Quiès et attendre que ça se passe, c'est inconcevable dans le métier de médecin", a déclaré lors du procès Dr Christophe Bayon, collègue du Dr Tramois, pour qui les médecins se trouvent sur "la corde raide".
Continuons notre réflexion… Si la médecine doit, c’est certain, aider la fin de vie, doit-elle provoquer une naissance à n'importe quel âge de la mère ?
Les femmes de l’âge d’or qui ont des bébés… Avec toute la nouvelle technologie concernant la fertilité, une femme de 75 ans a donné naissance à un bébé. À sa sortie de l'hôpital, ses parents et amis vinrent la visiter à la maison, et tout naturellement lui demandent : - "Pouvons-nous voir le bébé ?" - "Pas tout de suite" dit-elle. "Je dois d'abord faire du café et nous jaserons un peu, d'accord ?" Trente minutes plus tard, quelqu'un lui demanda encore : - "Pouvons-nous voir le bébé maintenant ?" - "Pas encore..." dit la mère. Quelques minutes plus tard, ils demandèrent avec impatience : - "Bon, quand pourrons-nous voir le bébé ?" - "Quand il pleurera", dit-elle. - "Quand il pleurera ?... Mais pourquoi devons-nous attendre qu'il pleure ?" - "...Parce que je ne me rappelle pas où je l'ai mis !"
Espérons que cette dernière histoire n’est qu’une fiction… |
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