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Serment d’Hippocrate et serment d’hypocrite...

 

(Juillet 2007)

 

 

 

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, celui de mes études de kiné…

 

A l'époque, j'ai pris connaissance du serment d'Hippocrate, et de celui de Genève.

La différence entre les deux ont fait que, sur le moment, je refusais l'activité libérale et ne voulais penser qu'au travail hospitalier. Les hasards de la vie m'ont obligé à m'embaucher moi-même, puisque personne ne voulait le faire.

La première chose qui m'avait dérangé dans le deuxième serment, c'est que l'on n'évoquait plus la notion de revenus, et encore moins l'intérêt aux 'indigents".

En d'autres termes, on pouvait soigner, tout en se remplissant les poches sans aucun scrupule, et pour moi, ça ne passait pas.

Il me semblait que pour un soignant, quel que soit son titre, l'important était la santé du patient, pas celle de son compte en banque.

 

Voici le texte du SERMENT d’HIPPOCRATE :

« Au moment d'être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.

J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.

Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.

Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera.

Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis(e) dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés.

Reçu(e) à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers, et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances.

Je ne prolongerai pas abusivement les agonies.

Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission.

Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».

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Il y a quelques semaines, sur ma demande, étant quasiment nul dans les recherches Internet, la rédactrice en chef de ce site m'a fourni le texte de ces deux serments, et là, un autre élément négatif m'est apparu.

Dans le serment de Genève, uniquement dans la première phrase, on fait allusion à l'intérêt de la personne humaine. Le reste étant quasiment réservé au respect des maîtres. Dans la mesure où ce serment de Genève, daté de 1946, date de la création de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), c'est inquiétant, et cela explique ce que l'on rencontre maintenant...

Le nombre important de cliniques ou de praticiens qui ont été accusés pour des prothèses facturées à plus de 2 ou 3 fois leurs valeurs, des médecins qui refusent de soigner les personnes dépendant du CMU, des praticiens qui soignent de manière incomplète pour que le patient ait besoin de revenir...

 

Voici le texte du SERMENT de GENÈVE :

(que je renommerais plutôt « Serment d’hypocrite »)

« Au moment d'être admis au nombre des membres de la profession médicale, je prends l'engagement solennel de consacrer ma vie au service de la personne humaine.

Je garderai à mes maîtres le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.

J'exercerai mon art avec conscience et dignité.

Je considérerai la santé de mon patient comme mon premier souci.

Je respecterai le secret de celui qui se sera confié à moi, même après sa mort.

Je maintiendrai, dans toute la mesure de mes moyens, l'honneur et les nobles traditions de la profession médicale.

Mes collègues seront mes frères.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe sociale, viennent s'interposer entre mon devoir et mon patient.

Je garderai le respect absolu de la vie humaine, dès son commencement.

Même sous la menace, je n'admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre des lois de l'humanité.

Je fais ces promesses solennellement, librement, sur l'honneur ».

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Il ne faut pas oublier que de la dernière guerre mondiale, et du gouvernement de Vichy, il nous reste l'Ordre des médecins et l'Ordre des pharmaciens. Deux structures qui ont empêché, ou tout au moins ralentit, l'évolution de ce que l'on appelle les médecines douces, comme l'ostéopathie. C'est quand même en France (cette année seulement !) que l'on a pensé à la formation et à un diplôme officiel de l'acupuncture, une médecine qui a plus de 5000 ans !

Et c'est cette année que je reçois des informations sur la création de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes : inscription obligatoire. Qu'est-ce que je vais aller faire dans cette galère ?    

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Terminons par un article de l’AFP (Agence Française de Presse) du 21 Juin 2007, prouvant le sérieux d'un médecin, son respect de l'honneur de la profession médicale, et de la santé du patient…

Titre de l'article :

« Un chirurgien indien laisse son fils de 15 ans faire une césarienne »

Un chirurgien indien risque d'être radié, voire inculpé de crime, pour avoir laissé son fils de 15 ans procéder à une césarienne, dans l'espoir de le faire figurer dans le livre Guinness des records.

Des médecins de l'Association médicale indienne, au Tamil Nadu (sud-est de l'Inde), ont raconté avoir été ébahis lorsque le docteur K. Murugesan leur a diffusé une vidéo montrant son fils, Dileepan Raj, avec un scalpel devant une femme prête à accoucher.

"Comment un médecin peut-il transformer sa maternité en une boucherie en permettant à son fils, sans aucune qualification, de conduire une opération chirurgicale ?", a protesté le ministre local de la Santé, K.K. Ramachandran. "J'ordonne une enquête et des mesures sévères seront prises".

Après la césarienne effectuée par l'adolescent, le bébé est né vivant, mais les autorités devraient se tourner vers la mère pour qu'elle porte plainte.

En diffusant le film vidéo à ses pairs, le docteur Murugesan n'a pas regretté sa décision, convaincu que son fils méritait d'entrer pour son exploit dans le livre Guinness des records, a raconté le secrétaire de l'Association des médecins du Tamil Nadu.

Mais la césarienne illégale pourrait bien entraîner une radiation du chirurgien. Lui et son fils pourraient aussi être inculpés au pénal pour blessures infligées à la patiente, ont indiqué des sources médicales.

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